Le 6ème Imam Jafar al-Sadiq (A.S)

 

“Chaque fois que les chiites avaient des divergences sur la parole du Prophète (saw), ils se référaient aux paroles de l’Imam Ali (as) et chaque fois qu’ils avaient des divergences concernant les paroles de ce dernier, ils se référaient aux paroles de l’Imam Jafar al-Sadiq (as).”
Abân b. Taghlib, compagnon de l’Imam as-Sajjad (as), de l’Imam al-Bâqir (as) et de l’Imam Jafar al-Sadiq (as)

Ja’far ibn Muhammad as-Sadiq (as) est le sixième Imam de la lignée de Ahlulbayt (as). Il est né le 17 Rabi ul-Awwal de l’an 83 après l’hégire à Médine (environ 700 après JC). Sa date de naissance coïncide avec l’anniversaire de la naissance de notre saint Prophète (saw). Il est décédé le 25 Shawwal de l’an 148 après l’Hégire sur les ordres de Mansour Dawaniqui, calife abbasside de l’époque. Sa tombe repose actuellement au cimetière de Janat al Baqi.

L’Imam Jafar al-Sadiq est le 6ème Imam des Ahlelbayt, successeur de l’Imam Mohammed Al baqir (as) qui furent tous descendants du Prophète Mohammed (saw).
Il est également le fondateur de la première école de jurisprudence islamique: l’école Jaffarite.

 

L’enfance et la formation d’Imam Jafar Sadiq (as)

Imam Jafar Sadiq (as) a eu deux professeurs extraordinaires.
Tout d’abord, l’Imam Zaynul Abidine (as), quatrième Imam (as) duodécimain qui l’a accompagné dans sa formation et son enseignement jusqu’à son décès (l’Imam Ja’far Sadiq (as) avait quinze ans). Le quatrième Imam (as) lui a insufflé l’amour de la connaissance et du savoir. Il a vu son grand-père écrire des ouvrages aussi fondateurs et majeurs que le « Sahifa Sajjadyia » ou le « Rissalatul Huquq » (Epitre sur le droit islamique) dont une partie essentielle traite de l’amour de la connaissance et sa transmission.

Ensuite, le deuxième ne fut autre que son père.

À la mort de ce dernier, il devint Imam par Ordre divin et décret de ses prédécesseurs. Durant son imamat, le sixième Imam, jouit de plus grande liberté et d’un climat plus favorable pour la propagation des enseignements religieux. Ce répit fut la conséquence de révoltes en terre islamique, notamment le soulèvement de Moswaddah visant à renverser le califat omeyyade, et des guerres sanglantes qui aboutirent finalement à sa chute.

Les circonstances plus favorables à l’enseignement chiite étaient aussi le résultat du terrain que le cinquième Imam avait préparé pendant son imamat, vingt ans de propagation des enseignements véritables de l’Islam et des sciences de la famille du Prophète.

C’est une vérité historique indéniable que d’affirmer que tous les grands savants de l’Islam étaient redevables, en ce qui concerne leur instruction, aux Ahl-Elbayt qui constituaient la fontaine des connaissances et de l’instruction.
Al-‘Allamah al-Chiblî écrit dans son livre « Sirat al-Nu`mân »: « Abou Hanifah a fréquenté pendant une très longue période l’Imam al-Sadiq(as), acquérant auprès de lui des connaissances étendues et précieuses en matière de Fiqh et de Hadith. « Tous les deux math-hab (rites) islamiques – le sunnisme et le chiisme – croient que la source des connaissances d’Abou Hanifah provenait principalement de son association avec l’Imam al-Sadiq (as). »

En raison de ses immenses connaissances et de ses nobles enseignements, les gens se sont rassemblés autour de lui avec toute la dévotion et toute la révérence qui lui étaient dues. Cette haute position et le pouvoir croissant de notre Imam (as) n’a pas manqué de susciter la jalousie et surtout la peur du gouvernant abbasside, Mançour al-Dawânîqî qui, craignant la popularité de l’Imam, a décidé de le supprimer.

Conséquence dûe à la création de l’école Jaffarite

Les conditions de diffusion de science islamique furent plus propices pour deux raisons: les efforts de publication de hadiths de l’Imam Mohamad al Baqir (as) et de ses élèves les gens et le renversement de la dynastie ommeyade par la dynastie Abbasside qui n’était pas encore bien établie cherchant le soutien des Gens de la Maison et de leurs partisans pour obtenir le pouvoir, préférant prendre le parti des martyres de Karbala.

Ahl El Beyt : Premier des 5 Madhab

L’Imam as-Sadiq (as) a un statut élevé chez les imams des quatre écoles sunnites. Abu Hanifa et Malik ibn Anas furent parmi les rapporteurs ses hadiths.
Abu Hanifa dit que l’Imam as-Sadiq (as) est le plus savant parmi les musulmans.
L’histoire islamique est jalonnée de divisions, de nombreuses branches et courants de pensée.

Aujourd’hui dans l’islam sunnisme orthodoxe, il y a quatre Madhabs (Ecoles Juridiques et courants de pensée). Les Hanafites, les Malikites, les Chafites, et les Hanbalites.

  • L’Ecole Hanafite, dont le fondateur est No’mân ibn Thâbit, dit Abû Hanîfah -décédé en 150 H.
  • L’Ecole Mâlikite, dont le fondateur est Mâlik ibn Anas -décédé en 179 H.
  • L’École Châfi’îte, dont le fondateur est Al-Châfi’î (Muhammad ibn Idrîs) -décédé en 204 H.
  • L’Ecole Hanbalite, dont le fondateur est Ahmad ibn Hanbal -décédé en 241 H.

Cependant un Madhab est antérieure aux quatre Madhab du Sunnisme. Il s’agit du Madhab de Ahl El Beyt, dont la paternité est attribué à l’Imam Jafar al-Sadiq décédé lui en 148 H (as), 5ème descendant du Prophète : l’école Jaffarite (Jaafariya), le véritable chiisme duodecimain.

Abou Hanifa, le fondateur du premier Madhab Sunnite, était l’élève de l’Imam Jafar al-Sadiq (as).

Ahmad Ibn Hanbal a tiré profit de Chafey; Celui-ci a tiré profit de Malek qui lui-même s’appropriait d’Abou-Hanifa qui était l’élève de Imam Jafar al-Sadiq (as).

La conclusion est ces quatre sont élèves de l’Imam Jaâfar Ibn Mohammed (as) qui a fondé la première Université Islamique dans la Mosquée de son grand-père le Messager d’Allah, où il enseigna à plus de quatre mille juristes la Sunna (tradition) du Prophète (s).

La chaîne de transmission de savoir de l’Imam Jafar al-Sadiq (as) est fabuleuse. Il tire ses enseignements de son père Muhammad Al Bakir (5ème Imam), qui les tire de son père Ali Al Zayn El Abidin (4ème Imam), qui les tire de son père Imam Al Hussain (3ème Imam). Imam Hussain et son frère aîné Imam Hassan (2ème Imam) tirent leurs enseignements de leur père Ali ibn Abi Taleb (1er Imam), qui lui même les tire du Prophète Muhammad (saw).

Le martyr de l’Imam Jafar al-Sadiq (as)

Cheikh as-Sadûq, grand savant du 4ème siècle, a déclaré que l’Imam as-Sadiq (as) a été empoisonné par ordre du calife Abbasside Al-Mansur ad-Dawânîqî, et est mort en martyre à la suite de cet attentat.

Hicham, le calife ommeyade, avait ordonné que le sixième Imam soit arrêté et en présence de son père, le cinquième Imam, emmené à Damas. Plus tard, l’Imam Sadiq fut arrêté par Saffâh, Ie calife Abbasside, et emmené en Iraq. Finalement Mansûr le fit arrêter de nouveau et l’emmena à Sâmarrah où il fut gardé à vue. Mansûr était rude et irrespectueux envers l’Imam et projeta plusieurs fois de le tuer. Finalement l’Imam fut autorisé à retourner à Médine où il passa le reste de sa vie dans la retraite, jusqu’à ce qu’il soit empoisonné à la suite des intrigues de Mansûr.

A l’annonce de la nouvelle du martyre de l’Imam, Mansûr écrivit au gouverneur de Médine, lui ordonnant de se rendre à la maison de l’Imam sous prétexte d’exprimer ses condoléances à la famille, et de demander à voir et à lire le testament de l’Imam. Quiconque était choisi par l’Imam comme son héritier et successeur devait être décapité sur place. Le but de Mansûr était évidemment de mettre un terme à toute la question de l’imamat et des aspirations chiites. Quand le gouverneur de Médine, conformément aux ordres reçus, lut le testament, il vit que l’Imam avait choisi quatre personnes plutôt qu’une seule pour administrer son testament : le calife lui-même, le gouverneur de Médine, Abdallah Aftah, le fils aîné de l’Imam et Mussa, le plus jeune fils. De cette manière le complot de Mansûr échoua.

Quelques paroles de l’Imam Jafar al-Sadiq (as) en rapport avec notre quotidien

-Trois genres de personnes ne recevront que le bien : Les silencieux, ceux qui évitent le mal et ceux qui se rappellent Allah (dikr).

-Le sommet de la fermeté se situe dans la modestie.

-La valeur originelle de l’homme est déterminée par sa raison (‘aql).

-La valeur de son appartenance familiale est déterminée par sa religiosité.

-La valeur de sa générosité est sa piété.

-Les hommes sont égaux de part leur appartenance à Adem (as).

-Craignez bien de faire l’injustice, les souffrances des victimes de l’injustice s’élèvent vers le ciel.

-Il y a trois choses sans lesquelles le monde ne peut se réformer (changer dans le bien):

-la sécurité, la justice et la fertilité.

Le regard de l’enfant vers ses parents, par amour pour eux est une adoration

 

 

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